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Forts de nos expériences passées, cela nous paraissait la meilleure façon de partager le voyage avec nos proches et toutes les personnes qui nous suivront au jour le jour. C est aussi un moyen d’être en contact direct avec la population quotidiennement. Véritable fil rouge de notre périple, nous envisageons au retour de publier un reportage photos sous forme de livre dont les dons seraient reversés à un organisme de micro crédit.


Il y a 3 raisons :

Tout d’abord, nous n’aimons pas vraiment ce terme « humanitaire » qui aujourd’hui, s’utilise pour beaucoup de choses qui au final ne correspondent pas à la véritable définition de l’ « humanitaire ». Pour nous cela correspond à une notion d’URGENCE (conflit, pandémie, urgence alimentaire). L’humanitaire (=ONG divers)  comme il est si souvent dénommé finit trop souvent par se substituer aux états qui ne prennent plus leur responsabilités et laissent le soin au ONG de réaliser leur travail.

Ensuite, à force de venir « aider » les populations en difficulté à grand coup de dollar ou d’euro (et ça part d’un bon sentiment), un effet pervers finit par s’imposer. L’esprit d’entreprise s’amenuise puisque (pour caricaturer) si l’on ne cultive pas ses champs, ce n’est pas un problème, l’aide international sera la pour distribuer des vivres. Et c’est bien la le problème. Nous soignons le mal mais ne le prévenons pas. La solution ne viendra UNIQUEMENT que des populations concernées. Il est préférable d’apprendre à pécher que de donner le poisson. C’est « donnant-donnant ». Pour cette raison, à notre retour grâce à l’argent des conférences, nous ferons un don à un organisme de micro crédit que nous aurons rencontré. Cette argent servira à la création d’un projet qui n’attendait qu un petit coup de pouce pour démarrer. Ce prêt (à taux nul ou quasi nul), une fois remboursé, servira au financement d’un autre projet et ainsi de suite.

La dernière raison de notre démarche est que plus que venir en aide aux populations directement, il nous semble tout aussi important de témoigner de la réalité du terrain. Le racisme et les clichés viennent de la méconnaissance de « l’autre ».